Comment l’alimentation agit sur le cerveau

Publié le 16 Juin 2017

Comment l’alimentation agit sur le cerveau

L’impact sur notre condition physique d’une alimentation équilibrée n’est plus à démontrer. Mais saviez-vous que c’est aussi dans l’assiette que se joue la santé de notre cerveau ? Pour développer de manière optimale ses facultés, l’organe compte sur des nutriments reconnus pour agir sur la fonction cognitive.

Cerveau gourmand

Alors qu’il ne représente que 2% du poids total du corps, le cerveau est de loin l’organe le plus gourmand : pas moins de 20% des calories quotidiennement ingérées sont dédiées à son fonctionnement.

Nutriments de prédilection, les lipides comptent pour moitié dans la composition du cerveau. Toutefois, ceux-ci ne sont pas stockés : ils servent de constituant principal aux cellules nerveuses et à la myéline, une gaine favorisant la création de nouvelles connexions intercellulaires. Des vertus qui auraient de quoi nous décomplexer à la vue de rillettes de foie gras. Intelligent, le cerveau sait néanmoins discerner les bonnes des mauvaises graisses. Seul un menu équilibré composé d’une grande variété de nutriments aura un impact bénéfique sur la mémoire, la concentration et le moral.

Les nutriments du cerveau intelligent

Des vitamines aux minéraux en passant par les glucides : plus de 40 nutriments interviendraient dans le fonctionnement de notre cerveau. Quels sont ceux à privilégier ?

 Les oméga-3 : Fluidifiant les parois cellulaires pour permettre le bon fonctionnement des synapses, ces acides gras jouent un rôle essentiel dans la rétention d’information et la concentration. De plus, toutes les études menées s’accordent à reconnaître leur bienfait sur le moral. Chez la femme enceinte, ils sont même considérés comme remède au baby blues ! On les retrouve notamment dans les poissons gras, tels le saumon et le thon, l’huile de colza mais aussi les fruits à coque.

 Le fer : Contenu dans le sang, le fer a pour mission d’approvisionner les organes du corps humain en oxygène. Selon une étude publiée en 2015 dans la revue médicale Pediatric reasearch, une carence en fer chez la femme enceinte pourrait affecter le développement cérébral du nouveau-né. Une bonne raison pour en consommer doublement. Aliments riches en fer : la viande rouge, les fruits de mer, les légumes verts, les lentilles et le soja.

 Le glucose : Ce type de sucre est le carburant du cerveau. Celui-ci ne faisant pas de réserves, il est nécessaire de l’approvisionner quotidiennement en glucose, notamment contenu dans les pâtes et le riz.

Les aliments à éviter

Troubles de la mémoire, fatigue : la cause est peut-être à chercher du côté de vos péchés mignons. Voici ceux dont il faudra limiter la consommation pour maintenir votre cerveau au top :

 Les bonbons : Selon un article publié par le Journal of Physiology de l’UCLA, le fructose sous forme d’additifs, tel celui contenu dans les bonbons, affecterait la mémoire et la concentration.

 Les pâtisseries : Si le cerveau raffole des oméga-3, il se révèle moins friand des acides gras transformés, notamment présents dans les viennoiseries.

Est-ce à dire que performances cognitives ne peut rimer avec plaisir ? Bien loin de là ! Si un menu équilibré est primordial pour assurer une bonne santé à nos neurones, tout ne se joue pas nécessairement dans l’assiette. Nous avons aussi besoin d’un sommeil de qualité et d’une activité physique et intellectuelle suffisante.

Et contre les coups de déprime, oubliez les biscuits industriels ou les chips grignotés seul sur votre canapé et appelez plutôt votre famille ou vos amis pour sortir ou discuter autour d’un bon repas. Adonnez-vous à la seule activité qui permette de vraiment vivre heureux : le partage !

Rédigé par Alexandra Voyante

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