Je suis mon propre foyer : je m’écoute, je prends soin de moi et je me renouvelle

Publié le 4 Août 2017

Je suis mon propre foyer : je m’écoute, je prends soin de moi et je me renouvelle

Je suis mon propre foyer : c’est pour cela que j’ouvre les fenêtres pour aérer, pour que le vent toxique s’en aille et pour que la brise qui sent l’espoir et les illusions parfumées puisse entrer. Je suis ma propre maison, je suis mon précieux refuge, et parfois je ne suis là pour personne parce que je cherche un abri pour mon intimité : des coins pour m’écouter, pour prendre soin de moi, pour me guérir…

Si notre moi interne était une maison, beaucoup en auraient une très mal entretenue. Et d’autres disposeraient d’une façade bien décorée, d’un toit coloré, de belles cheminées, de grilles sophistiquées et de baies vitrées encadrées par d’élégants rideaux.

Cependant, au cas où nous souhaiterions entrer dans l’une de ces demeures si imposantes, nous y découvririons très souvent des murs délabrés, des colonnes abîmées, des salons solitaires, des chambres vides qui sentent la tristesse et beaucoup de coins obscurs, là où la lumière n’est jamais entrée. En effet, si nous représentions tous une maison, nous serions dans l’obligation de nous en occuper, de transformer notre foyer en un bel espace confortable, libéré des ombres, des chambres fermées et des fissures béantes.

Nous sommes notre propre foyer, admettons-le, nous sommes notre propre refuge et cette structure exceptionnelle qui est en croissance constante. Apprenons donc à prendre soin de cet espace magique qui ne se vend pas, ne se loue pas, mais se protège.

Le refuge que vous cherchez dehors se trouve en vous

George Bernard Shaw disait que la vie ne consiste pas à se trouver soi-même : il s’agit, en réalité, de savoir se créer soi-même. Ainsi, celui/celle qui choisit d’entreprendre un voyage de recherche dans le but d’atteindre un objectif, de reconnaître ses limites et de trouver l’essence de sa propre personnalité se trompera. Parce que tout ce que vous voulez savoir ne se trouve pas à l’extérieur mais dans cet espace interne qui produit des fruits merveilleux quand nous en prenons soin.

Par ailleurs, il existe un fait inégalable que nous avons pu percevoir de temps en temps, surtout à cette étape de notre adolescence où nous vivons la porte ouverte, où nous attendons de voir ce que la vie nous apporte, ce qu’il se passe à l’extérieur avec son vacarme, ses saveurs, ses sons et sa houle. Lorsque nous vivons déconnecté-e-s de notre cœur, de ce phare interne dans lequel brillent nos valeurs et notre identité, nous avons toujours la sensation que « quelque chose manque ». Qu’il y a un affreux vide dans notre foyer et qu’il faut le combler avec n’importe quoi.

Ainsi, presque sans nous en rendre compte, nous laissons entrer dans le foyer de notre propre être la première personne qui passe, nous lui donnons les clés de la porte d’entrée, nous lui offrons le canapé du salon et même la clé secrète de nos armoires et garde-robes. Nous le faisons avec une innocence ingénue, sans savoir qu’il y a des voleur-se-s qui nous prennent tout, des maraudeur-se-s sans pitié qui ravagent tout ce qu’iels trouvent : notre estime de nous-mêmes, nos forces, nos vertus, nos rêves et nos illusions…

Prendre soin de soi-même, s’écouter, se construire n’est pas un acte d’égoïsme

Avoir un foyer composé de salons spacieux pleins de livres qui renferment un savoir infini n’est pas un acte d’égoïsme. Disposer d’un foyer où il n’y a pas de portes fermées, de fissures, de coins habités par des ombres et par l’obscurité n’est pas un acte de vanité. Profiter d’un jardin où poussent des fleurs incroyables, des beaux arbustes et des arbres aux racines profondes n’est pas quelque chose de superficiel. Car réussir à avoir chacune de ces choses requiert du temps, de la volonté et une tendresse délicate.

Nous vivons dans une société qui nous conditionne dans le but de croire que l’amour envers soi-même est un acte d’égoïsme. Cependant, après cela, nous sommes presque obligé-e-s de lire des livres de développement personnel pour découvrir que cette idée n’est pas juste, que fermer les portes de notre foyer à ce que nous n’aimons pas ou à ce que nous n’avons pas envie de faire ne signifie pas être narcissiques. Cela veut dire que l’on est courageux, que l’on fait preuve d’amour propre et d’honnêteté, que l’on signe un engagement avec nous-mêmes pour nous garantir une bonne estime de nous-mêmes et un bien-être dans un monde qui s’est habitué à créer des personnes frustrées, des personnes qui ne savent pas comment être heureuses.

lbert Ellis l’avait déjà dit à son époque : notre société nous apprend souvent à nous faire du mal à nous-mêmes. Par conséquent, nous devons mettre de côté tout ce qu’on nous a fait croire jusque là et commencer à penser et à ressentir d’une autre façon, pour nous rappeler qu’il existe un être fragile et démuni qui a besoin d’attention, de soin et de reconnaissance : nous-même.

Faisons donc ce voyage de retour vers notre foyer interne pour balayer ces croyances qui nous limitent, pour agrandir ces salles pleines d’espoir, pour dépoussiérer les rideaux de tous ces conflits internes, pour nettoyer les tuyaux de nos blessures émotionnelles. Semons dans nos jardins des graines d’illusions et gardons dans nos poches les clés de notre maison, parce que ce sont elles, en fin de compte, qui ouvriront toutes les portes de notre bonheur…

 

Rédigé par Alexandra Voyante

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